Si je vous dis nœud plat, double, nœud en double 8, ou de grappin ; corde de coton, de nylon. Sensations fortes, vertige, danger. Vous me répondez ? L’escalade du Mont Blanc ? La traversée de l’Atlantique ? La descente en rappel de la Tour Montparnasse ? Non, vous vous en doutez bien. Je parle ici de l’art du shibari, plus connu en occident sous le nom de bondage, qui s’inscrit dans la grande famille des activités dites « soft ».


Cette forme particulière de sexualité est souvent assimilée à tort au SM ou au BDSM,alors que ce sont toutes trois des pratiques bien distinctes.
La différence fondamentale est que dans le bondage pur, la contrainte en-soi est un but, souvent ESTHETIQUE (mais pas seulement), alors que dans le SM ou le BDSM il s'agit généralement d'un simple moyen, d'un outil parmi d'autres. De plus, dans le bondage pur, on ne retrouve pas les notions de dominant/maître, dominé/soumis/esclave, humiliation/servitude, etc..,propres au sado-masochisme et au BDSM.
Le bondage peut-être considéré comme une pratique EROTIQUE à part entière, qui se suffit généralement à elle-même.
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